Mariés au Japon

Faire du shopping au cœur de Tokyo, s’imprégner de l’atmosphère zen de Kyoto devant un jardin de pierre, gravir le Mont Fuji au milieu de la nuit, se baigner nu dans un onsen, prendre le shinkansen pour traverser le pays, etc. autant de must lorsque l’on va au Japon !

Destination loin de tous nos repères occidentaux, l’empire du Soleil Levant intrigue, inquiète sous certains aspects mais plus que tout fascine. Et pour cause ! Peu de destinations peuvent se targuer d’allier de façon aussi subtile tradition et modernité. Le pays regorge de choses à faire (et à déguster) : culture, technologie, gastronomie…, il y en a absolument pour tous les goûts !

1. Prendre de la hauteur sur le carrefour Shibuya, l’un des plus fourmillants au monde : lorsque le feu passe au vert piéton, des milliers de personnes avancent, se croisent, se pressent et se bousculent, dans une forêt de néons extravagants et d’écrans géants. Quoi de plus grisant que de se retrouver au milieu de ce véritable tsunami humain (où si l’on n’y prend pas garde, on peut se retrouver du même côté de la route, sans avoir pu faire un pas…)

Plusieurs spots pour admirer ce spectacle étourdissant : depuis la gare de Shibuya ; au premier étage du Starbucks, ou bien plus près des cieux, en montant au 6ème étage de la tour l’Occitane.

Carrefour Shibuya

2. Aller admirer le lever de soleil en haut du Mont Fuji, une ascension obligée pour tout japonais qui se respecte ou pour le randonneur avide de sensations fortes.

Entreprendre de nuit l’ascension du Mont Fuji, la lampe frontale fichée sur le bonnet de rigueur, constitue une expérience mémorable : un sacré dénivelé la tête dans les étoiles. Une fois au sommet de ce géant rocheux de 3776 mètres, on oublie les heures de montée, la soif, la fatigue, pour contempler le soleil colorer les nuages nappant la vallée.

10 conseils à ne manquer avant d’entamer l’ascension du Mont Fuji

Lever de soleil sur le mont Fuji

Entre la 8ème et la 9ème station

3. Se perdre dans le marché Tsukiji, le plus grand marché au poisson du monde : du « Dieu » thon rouge au poulpe rouge flamboyant, en passant par les huitres géantes et les mollusques les plus extravagants… au total, près de 2500 tonnes de produits de la mer sont vendus ici chaque jour ! Dans le flic-floc des bottes en caoutchouc, se suivent les étals des découpeurs professionnels : la lame de sabre acérée, ils sont prêts à passer à l’action au gré des allers et venues des restaurateurs à l’affût de poisson ultra-frais.

Sortie de là, une seule idée en tête : déguster du poisson ! Vous n’avez plus qu’à choisir entre thon rouge, anguille, poulpe ou coquilles St Jacques moelleuses à souhait (vous avez ma préférence…)

Idéalement, il aurait fallu être là aux aurores, pour faire partie de la centaine de chanceux qui assistent à la criée du matin à 5.30.

Pêcheurs du marché Tsukiji

Poulpe rouge vif

Coquilles St Jacques fondantes

Restaurant du marché aux poissons de Tokyo

4. Se déplacer à toute allure à travers le pays en shinkansen : Il y a tout juste 50 ans, le train à grande vitesse japonais, le shinkansen, entrait en piste ! Vu d’ici, un moyen de transport comme un autre ; mais en plein cœur de Tokyo, au moment où la rame à l’esthétique futuriste entre en gare, on comprend la passion que vouent les japonais à leur réseau ferroviaire. Véritable ode à la technologie, ce train allie tout ce que peut souhaiter le voyageur : propreté, sécurité, fiabilité, ponctualité à telle point que l’horloge indique les secondes sur le quai…

Prochaine étape à l’horizon 2025, puisqu’ont commencé les travaux des voies du Maglev, ce train à sustentation électromagnétique dont la vitesse dépassera les 500 kilomètres à l’heure.

Le bon plan pour les non-japonais : le Japan Rail Pass, ce sésame ferroviaire qui vous permet de profiter à volonté des lignes de métro et de train, pour la modique somme de 200 euros pour 7 jours ou 348 euros pour 14 jours. « Modique » car un ticket de métro coûte à lui seul entre 2 et 6 euros pour un trajet – en fonction du nombre de compagnies que vous empruntez – et un trajet Tokyo-Kyoto vous coûtera à lui seul 160 euros, donc finalement, le pass à ce prix-là, c’est cadeau !

Pour ceux qui aiment se laisser bercer par le roulis de la locomotive, ne manquez pas le très joli reportage « des trains pas comme les autres » consacré au Japon : pour en savoir plus sur le shinkansen, mais aussi sur les petites michelines qui sillonnent le pays (http://www.youtube.com/watch?v=DsRP0ylsCF4)

Shinkansen

5. Expérimenter l’un des sports les plus fameux du pays, le shopping ! Dès le pied hors de l’appartement, les tentations sont au rdv du petit matin jusqu’au bout de la nuit : les galeries commerciales sont partout, jusque dans le métro. Commerces de bouche, magasins d’électronique, librairies géantes, disquaires, et boutiques de mode de luxe, friperies ou petites enseignes ultra lookées…

Le passant qui n’aurait pas encore succombé, aura fort à faire avec les écrans vidéo géants, les néons agressifs, et les vendeurs munis de porte-voix s’égosillant dans la rue pour appâter le chaland.

Et c’est ainsi qu’en arpentant les rues de Tokyo, on croise des total look des plus déstabilisants : des post-adolescentes en robe de petit poney ou habillées en personnages de manga ; aux écolières en jupe courte et grandes chaussettes ; aux femmes beaucoup plus chic et sobres aux vêtements aux coupes graphiques et épurées couleur indigo ou beige.

Extravagance vestimentaire

mode ou pas

6. Goûter au savant mélange shintoïsme – bouddhisme :

Les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto sont absolument omniprésents, à Tokyo et plus encore à Kyoto : du plus petit sanctuaire intimiste au fond d’une ruelle à l’édifice grandiose classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

A ne pas manquer :

A Tokyo, le Meiji-jingu, le sanctuaire shinto niché au cœur d’une forêt vallonnée, prisé des tokyoïtes stressés, véritable havre de paix en plein cœur du tumulte mercantile de Harajuku et Shibuya ; et aussi, l’Asakusa-Jinja, le okyo Dai-jingu, le Noji-jinja et le controversé Yasukuni-jinja. Du côté des temples, le Senso-ji, le plus vieux de la capitale, magnifique pagode à cinq étages bordée d’une petite rue commerçante à l’athmosphère surannée ; Le Zojo-ji, abritant les tombes des shoguns ; le Kiyomizu Kannon-do.

Temple Kinkakuji de Kyoto

Kyoto, quant à elle, regorge de temples et sanctuaires tous plus beaux les uns que les autres. La légende dit même qu’il y en aurait plus de 1000 ! Autant dire qu’en quatre ou cinq jours, il faut faire des choix. Parmi les plus marquants : le Nanzen-ji, pour admirer des chapelets de temples zen dissimulés dans les arbres ; le pavillon d’or (Kinkaku-ji), l’ancienne demeure du shogun ; le pavillon d’argent (Ginkaku-ji) et son incroyable jardin où chaque arbre, chaque bassin est disposé dans une harmonie parfaite ; le chemin de la philosophie (tetshagu-no-michi) longeant un petit canal bordé de cerisiers. Dans un autre style, le Ryoan-ji et son jardin de pierre sec, pour laisser infuser le zen qui est en vous : une véritable ode à la méditation !

L’une des mes expériences préférées reste le sanctuaire shintoïste de Fushimi Inari Taisha et son allée de Torii orange vermillon. Pour en savoir plus, c’est par ici

Allée des toriis à Kyoto

 

7. Aller se délasser dans un onsen, source thermale naturelle chaude. Issus des traditions ancestrales japonaises, les thermes situés en extérieur ou en intérieur permettent de se plonger dans une eau dont la température varie entre 40 et 50 degrés ! On ne reste donc pas très longtemps immergé, c’est chaud !

Pas de maillot de bain ici, tenue d’Adam obligatoire. Pour des raisons d’hygiène mais aussi véritable héritage historique : dans le Japon d’antan, les tatouages étaient le signe de ralliement et d’appartenance aux Yakuzas, célèbres mafieux japonais, tatoués de la tête aux pieds. Les bains sont donc non mixtes : la coutume consiste à se plonger dans l’eau propre comme un sou neuf, donc il vaut mieux prendre deux douches plutôt qu’une sur le bord du bassin avant d’imaginer s’immerger, les locaux ayant l’oeil sur nos pratiques en matière d’hygiène.

8. Tester les toilettes à la japonaise : C’est bien l’un des premiers étonnements que vous aurez en arrivant sur l’archipel. Lunette chauffante qui remonte toute seule, jet de nettoyage à pression modulable, chasse d’eau automatique, musique d’ambiance, etc., pour résumer, dépaysement garanti !

9. Farniente à Enoshima :

A 45 minutes de train de Tokyo à peine, sur la côte Est, dépaysement complet : palmiers, surf et plage de sable noir ! Vêtues d’une grosse bouée et d’un maillot de bain deux pièces jupette au charme un peu désuet, les japonaises s’élancent timidement dans les vagues qu’attendent les surfeurs du cru.

10. Admirer la ville de Tokyo d’en haut : indispensable de prendre de la hauteur pour un fabuleux panorama sur une marée de points rouge clignotants à la nuit tombée. Pour cela, plusieurs possibilités :

. le 45ème étage du siège du gouvernement métropolitain, bâtiment de Kenzo Tange. D’un point de vue pratique, privilégier la tour Sud dans la journée, et la tour Nord pour le soir. Par beau temps, vous pourrez voir le mont Fuji en regardant vers l’ouest !

. le 52ème étage de la Mori Tower. Par la même occasion, profitez en pour aller voir le musée d’art contemporain qui au mois d’août dévoilait les secrets des Pokemon et offrait un bel aperçu de la photographie japonaise.

. au top du Park Hyatt, pour marcher sur les pas de Bill et Scarlett : vous ne manquerez pas déguster un cocktail, grisé par un air de jazz comme dans le film Lost in translation de Sofia Coppola (la montée vous coûtera la modique somme de 2000 yens passer 20.00)

11. jouer les ninjas dans un château médiéval :

Le Shogun de Kyoto était en avance sur son temps et avait fait installer un système d’alarme fort judicieux au Nijo-jo, le parquet « rossignol ». Quiconque pose le pied sur ces lattes de bois provoque un son semblable à un pépiement d’oiseau, de quoi prévenir les visites d’intrus et assassins potentiels.

Plus impressionnant encore, Himeji-jo à mi chemin entre Osaka et Okayama est le plus beau château du Japon, avec ses cinq niveaux et ses trois tours aux toits recourbés.

12. la gastronomie japonaise :

Bien sûr, il y a les fameux sushis mais pas seulement… katsudon (bol de riz surmonté d’une tranche de porc panée, puis cuite avec un œuf batttu), yakitoris (brochettes braisées au feu de bois), gyozas (raviolis, frits ou vapeur, à base d’un mélange de viande et de légumes), ramens (soupe de nouille avec viande et légumes), tempuras (beignets de légumes ou de poissons), etc. autant de spécialités inconnues pour le néophyte occidental, et pourtant, il y a tant à découvrir !

Tokyo et Kyoto regorgent d’adresses plus alléchantes les unes que les autres : Mes bonnes adresses à Tokyo et Kyoto !

Restaurant - Tokyo

restaurant de gyozas à Tokyo

Ramens fumants dans la gare de Tokyo

Burger pikachu - restaurant de la Mori Tower

13. Se perdre à la nuit tombée dans le quartier de Gion à Kyoto : une immersion dans le Japon ancien, ou tout du moins, l’image que je m’en fais. Gion, Ponto Sho et un peu plus en retrait Nene No Moshi, sont des petites allées bordées de maisons en bois éclairées par des lanternes tamisées. Restaurants gastronomiques et traditionnels, maisons de thé, bambouseraie perdue au milieu d’une petite ruelle, il fait bon flâner ici.

L’une des plus belles rues du quartier est Shimbashi, autrement appelée Shirakawa Minami-dori, à ne surtout pas manquer !

14. passer par la station de métro Shinjuku, une expérience étourdissante !

Quotidiennement, quelque 3,4 millions de passagers fréquentent ce hub, de quoi en faire la gare la plus fréquentée dans le monde. Pour le touriste qui vient de débarquer, le challenge consiste à se repérer entre les 7 compagnies de train, et à choisir entre pas moins de 200 sorties, un vrai labyrinthe en somme. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il vaut mieux rester dans le rang et ne pas se retrouver à contre-courant !

Si vous cherchez les consignes allez vers les sorties Est et Ouest où il y en a nettement plus qu’au niveau central. Valable pour une rando à la journée du type mont Fuji ou le jour du départ, départ direct vers l’aéroport Narita (500 yens)

Autre possibilité si vous voulez vous faciliter la vie (i.e. en n’errant pas désespérément dans la plus grande gare du pays avec vos bagages pour trouver un casier de libre), vous pouvez utiliser les services de l’entreprise Takkyubin, qui vous assure une livraison de vos effets personnels (jusque très encombrants) dès le lendemain (surlendemain pour les iles d’Okkaïdo ou Okinawa)

Une des 200 entrées du métro Shinjuku

15. Se promener dans les allées sableuses de Nara : à une heure de Kyoto, l’ancienne cité impériale de Nara conserve un attrait sans pareil pour sortir du côté un peu trop touristique de Kyoto. A peine sorti de la gare, un cerf pointe le bout de son nez et ce n’est que le début. S’il vous vient la bonne idée d’acheter des gâteaux secs pour nourrir les hordes de daims qui jalonnent les allées de la ville, pensez à ranger vos mains une fois le paquet entièrement distribué !

Nara et ses daims un peu trop apprivoisés

Mais aussi !

Deux semaines pour un pays tel que celui-ci, c’est bien trop court ! Voici ce qu’il faut faire si l’on dispose de plus de temps !

– dormir dans un ryokan, une auberge traditionnelle ; là où l’on se déchausse en entrant ; où l’on se vêtit d’un kimono ; où l’on dort sur un futon trop dur pour le dos, mais ce n’est pas grave ; où l’on se délasse en admirant le jardin zen : une véritable ode à la paresse !

– venir au moment de l’Hanami, la fête des cerisiers en fleurs, au printemps ; pour admirer les cerisiers se parer de leur plus beaux atours et déambuler dans les jardins duveteux.

– manger du bœuf de kobé, cette viande si persillée et tendre qu’elle en fond dans la bouche ! Et pour cause, la bête est massée chaque jour sur un air de Mozart.

– passer une heure dans un bar à chats ! Le concept est simple, vous venez, vous payez la durée pendant laquelle vous souhaitez rester (environ 1000 Yens pour 1 heure), et vous disposez comme vous le souhaitez de ce temps pour caresser le chat de votre choix ! Faute de place ou de temps pour s’en occuper, ou à cause de règlements de copropriétés trop exigeants, il semble en effet difficile d’avoir un ami à quatre pattes chez soi.

– chanter sans plus s’arrêter sur les airs de pop japonaise ou coréenne, dans les karaokés géants qui jalonnent la ville.

– rencontrer une geisha dans le quartier de Gion à Kyoto : Parées de kimonos aux couleurs chatoyantes, les cheveux décorés d’ornements raffinés, elles incarnent tous les mystères du Japon.

– tester le simulateur de tremblement de terre de Tokyo : Que faire en cas de séisme ? Pour ne pas être pris au dépourvu, la capitale japonaise a mis en place un centre qui vous permet d’essayer, gratuitement, un simulateur de tremblement de terre de magnitude 7. Si l’expérience vous tente, aller faire un tour au life safety learning center de Tokyo, frisson garanti semble-t-il !

Cette liste est bien entendu non exhaustive ! Il y a encore tant de choses à voir et à faire : assister à un combat de sumos ; voir un spectacle de kabuki au vénérable théâtre Minami-za de Kyoto ; faire du ski dans les alpes japonaises ; boire un verre dans un bar à soubrettes (plus de renseignements sur ce point dans le reportage d’Antoine De Caunes « Toqué de Tokyo »), etc.

Et pour mes bonnes adresses japonaises à Paris, c’est par ici !

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Un commentaire sur “15 choses à voir et à faire au Japon

  1. Bonjour Élodie et merci pour cet article vivant, coloré, qui nous imprègne tout de suite ^^

    Je n’ai (encore) jamais été au Japon mais (ce qui est à la fois dramatique et merveilleux) il y a encore tellement de choses et d’endroits sublimes à découvrir sur terre que c’est juste grisant. Ton article donne plus qu’envie d’en découvrir plus sur ce pays, comme tu dis, intriguant et fascinant.

    Par ailleurs, j’ai pu visiter d’autres pays en Asie (du Sud Est) comme la Thaïlande, la Birmanie et le Malaisie, et ça donne vraiment envie de découvrir d’autres coins.

    Arigato gozaïmas (je crois ^^)

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