Enfants moines en Birmanie

La Birmanie est une destination véritablement à part : autrement appelé Myanmar, le pays possède des richesses telles qu’il faut y aller sans traîner maintenant que le pays est ouvert…

Voici mon top 15 des choses à voir, à faire, à déguster, à découvrir dans cet incroyable pays !

1. Aller se recueillir autour de la pagode Shwendagon, à Rangoon, en fin d’après-midi.
Une dévotion de tous les instants pour le bouddhisme dans ce pays ! Cette philosophie modèle tant le paysage que les strates de la société birmane. Dès qu’une personne (pratiquante, il va de soi…) passe devant une stupa, un temple, une pagode et, seul Bouddha sait combien il peut bien y en avoir, on joint les mains, on fait une courte prière et le chemin continue.

Pagode Schwendagon

2. Traverser le pont U bein, le plus long en teck du monde : Situé non loin de Mandalay, ce pont d’une longueur de 1200 mètres est un véritable passage obligé dans la région : moines circulant entre les monastères des deux rives, villageois allant travailler, promeneurs en goguette, etc., tout le monde avance, se croise, se pousse, roule, galope, toujours dans la plus parfaite cordialité !

Pont U Bein

3. Admirer le rocher d’or

Lieu de pèlerinage incontournable des bouddhistes birmans, le Kyaiktiyo semble avoir été posé au bord du précipice, en équilibre instable. On dirait que le rocher jaune d’or flotte au dessus des plaines côtières environnantes. Un peu comme s’il touchait le ciel et défiait ainsi la gravité…

Un lieu emprunt de dévotion, les birmans disent que le rocher tient par un fil, un cheveu de bouddha…

Conseil pratique : A faire en fin d’après-midi quand les lumières du jour commencent à tomber et que l’encens embaume ! Et si vous pouvez, c’est encore mieux d’y aller par une nuit de pleine lune.

4. Observer les techniques de pêche ancestrales sur le lac Inlé

Du petit matin à la fin d’après-midi dans le soleil couchant, le spectacle qui se joue sur le lac Inlé est permanent : ballet continu des barques qui filent au gré des coups de rame au pied des pêcheurs Intha, cultivateurs à l’oeuvre sur les jardins flottants du milieu du lac, pêcheurs armés d’une nasse et d’un harpon aux aguets, etc.

Conseil pratique : Pour profiter pleinement d’une balade dans le marché haut en couleurs dans l’un des villages qui bordent le lac, il faut y être le plus tôt possible pour vivre un moment le plus authentique possible et prendre de cours les autres touristes qui arriveront deux heures plus tard…

Pêcheur sur le lac InléPêcheurs sur le lac InléPêcheur Intha

5. Faire un trek entre Kalaw et le lac Inlé

L’un des meilleurs lieux de randonnée en Birmanie ! Quand il fait une chaleur insupportable, proche des 40 degrés dans la plaine de Bagan, que vous en avez assez de marcher dans la poussière, vous apprécierez de randonner dans les montagnes, au frais des grands arbres. Compter trois jours de marche pour relier les villes de Kalaw et Nyangshwe et prenant en plein les mirettes !

Conseils pratiques : N’imaginez pas le faire sans guide, même si vous ne vous retrouverez pas tout seul dans la forêt : impossible de trouver son chemin et de le demander, les habitants des montagnes ne parlant que très rarement autre chose que le birman. Autre point, pensez à la petite laine pour la nuit : il fait froid là haut !

Maison dans la montagne

6. Voguer sur l’Irrawaddy

Relier les villes de Mandalay et Bagan en bateau plutôt qu’en minibus. L’idée étant de profiter d’une journée faite de rencontres avec ses compagnons de voyage birmans, au fil de l’eau. Le départ de Mandalay découvre des temples dans la brume du petit matin, magique !

Conseil pratique : il y a deux bateaux :
– l’un grand et beau bateau à aube, digne d’une descente sur le Mississippi, réservé aux touristes : celui-ci, à mon avis, ne présente que peu d’intérêt si ce n’est avoir de l’impression d’être revenu en Europe pour quelques heures;
– l’autre bateau, plus petit, bondé, qui part aux aurores, pour les birmans; L’occasion d’échanger quelques mots appris depuis le début du voyage, jouer avec les enfants assis à côté, se retrouver les joues couvertes de thanaka, et pour moi, cela en fait la plus belle journée qui soit !

Bateau sur l'Irrawaddy en Birmanie

7. Arpenter les chemins poussiéreux autour des milliers de pagodes de Bagan.

Plus de 2000 temples, pagodes et stûpas, c’est l’incroyable patrimoine de Bagan. Pour en profiter pleinement, il faut prendre de la hauteur et grimper au sommet d’un temple, de préférence en fin d’après-midi quand les édifices se parent de leurs plus belles couleurs !

Conseil pratique : l’expérience est encore plus riche quand on sort des sentiers battus et qu’on se retrouve dans un temple sans aucun autre touriste ! Je vous conseille de prendre la lampe frontale pour monter les petits escaliers cachés (et non éclairés), qui vous permettront d’atteindre le sommet !

Temples de BaganTemples de Bagan8. Tester les pratiques cosmétiques locales

En d’autres termes, s’enduire les joues de Thanaka. Cette pâte jaunâtre d’origine végétale est utilisée pour la beauté et la protection de la peau : concrètement, les femmes et les enfants se mettent une couche épaisse de pâte sur les jours et le front (et se sont fait une joie de m’en mettre…)

ThanakaThanaka sur les joues

9. Echanger avec les nonnes et les moines qui croiseront votre chemin

Au Laos, Cambodge ou en ThaÏlande, difficile d’échanger avec les moines que j’ai pu croiser. Mais en Birmanie, tout est différent ! Ici, j’ai eu des conversations très intéressantes sur des sujets divers et variés ; c’est un vrai bonheur de pouvoir découvrir plus de choses sur cet incroyable pays et sur les conditions de vie dans les monastères et, cela peu de temps après la révolution safran de 2007.

Procession de moinesNovices

10. Arpenter le marché de jade à Mandalay

Les pierres précieuses sont l’une des richesses du pays. Le marché de jade de Mandalay est une plaque tournante du commerce de l' »or vert », dans lequel on peut déambuler comme bon nous semble. Pierres brutes ou taillées, il est vraiment étrange de voir les gens en brasser à pleines mains, dans un marché poussiéreux, au milieu de bric-à-brac en tout genre…

Encore plus stratégique que le jade, le rubis. La Birmanie est en effet le premier producteur mondial (à 90 %). Le rubis sang de pigeon, le plus pur au monde, se trouve dans la région de Mogok et constitue sans doute la première source de revenus du Gouvernement…

Bon plan : l’un des mes livres préférés s’appelle « Birmane » de Christophe Ono-dit-Biot. A lire de toute urgence si vous ne l’avez pas déjà fait ! Cet ouvrage a été unanimement salué par la critique et a reçu le prix interallié 2007.

Marché de jade de Mandalay

11. Tester le sport national, le déchaussage de tongs

La coutume veut qu’on se déchausse à tout bout de champ en Birmanie, d’où l’intérêt de porter des tongs !
Cela peut même se transformer en jeu : à l’entrée des temples bouddhistes, les enfants proposent des sacs en plastique pour y mettre les précieux chausse-pieds avec l’espoir de recevoir 10 cents de dollar…

tongs

12. Prendre le train bringuebalant pour une expérience hors du temps

Certains diront que ce train est lent, inconfortable et délabré, mais j’adore ce moyen de transport ! L’occasion de découvrir de magnifiques paysages, d’oublier les rythmes européens et de faire de belles rencontres avec vos voisins.

13. Collectionner les sourires

Quand je suis rentrée en France, on m’a fait remarquer la pauvreté extrême des enfants habillés d’oripeaux déchirés et poussiéreux, l’état sanitaire déplorable… Mais la joie de vivre qui émane de ces enfants efface leur dénuement complet : là-bas, on joue à la dinette avec des feuilles d’un arbre appelé Thitsi et des cuillers en plastique, assis dans la poussière; On s’amuse comme des fous avec deux élastiques sur lesquels on souffle pour les faire avancer plus loin que celui de son voisin ; On invente des jeux avec un bâton et une pièce ; On se fait un doudou avec une manche trainée dans la boue ; Trois billes, et on est le roi du pétrole ! Un jeu de cartes équivaut à un véritable trésor…
Et les sourires échangés, reçus, distribués valent plus que tout !

Enfants en Birmanie

14. Gouter à la noix de betel

Si en France, on a l’habitude de mâchonner du chewing gum, ici tout le monde chique du betel. Il est possible d’en acheter au marché : il s’agit d’un mélange de noix d’arec, de chaux et de tabac, le tout enroulé dans une feuille de betel. Stimulant doux, il semblerait que le « kun ja » permette de se débarrasser de la mauvaise haleine et des indigestions.
Bon, les premiers effets visibles pour les néophytes sont quand même des dents rouge sombre, un goût très désagréable en bouche et des trottoirs jonchés de crachats rougis…

Betel

15. Dompter un éléphant près de Taungoo

Dompter est un bien grand mot puisqu’il s’agit d’un camp d’éléphants domestiques. Mais cela n’en fait pas moins une expérience très forte !

A noter : En février, 2010, au moment où j’y suis allée, il était plus difficile de voyager dans ce pays dirigé par la junte, il ne fallait pas dire qu’on était journaliste, il était parfois difficile d’échanger quelques mots avec les birmans qui n’osaient pas parler à des étrangers de peur d’être arrêtés par la police; Il n’était pas possible non plus de prendre en photo les bâtiments administratifs, les ministères, les militaires, sous peine de finir au poste…

Et vous, êtes-vous déjà allés en Birmanie ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 commentaires sur “15 choses à voir et à faire en Birmanie

    1. Merci Richard ! J’espère que vous aurez cette chance : c’est un pays qui m’a beaucoup marqué et que je conseille fortement ! Si tu veux te plonger un peu plus dans l’ambiance, tu peux lire « Birmane » de Christophe Ono-Dit-Biot ;-)

  1. Effectivement, ça a bien changé depuis 2010, c’est presque trop « soudain », quand je compare avec le Yangon que j’ai connu, en 2008… (où l’on m’avait d’ailleurs un peu embêter avec les papiers vu que je travaillais pour une société de production… on m’a demandé direct si j’étais journaliste…)

    1. J’imagine bien… je rêve d’y retourner mais j’ai peur d’être déçue par tant de changements. J’ai dû également « cacher » le fait que je suis journaliste : cela fait bizarre de se sentir suivie dans les rues de Yangon !
      Tu y es retourné en quelle année ?

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