Parlement de Budapest

Vous cherchez une idée de week end à deux heures de Paris ? N’hésitez plus et succombez au charme de Budapest, la perle du Danube. La capitale hongroise est la réunion des villes de Buda et de Pest, doux mélange d’occident et d’orient, reflet de l’occupation turque : de part et d’autre du Danube, séparées par le pont des lions, Pest, le centre névralgique de la capitale; Buda, la ville musée, avec ses maisons colorées et ses ruelles pavées.

La ville regorge de choses à découvrir, à commencer par le Parlement, édifice alliant gothique, baroque, byzantin et néo-renaissance. Copie pâtissière du palais de Westminster, le bâtiment abrite la couronne de Saint Etienne, symbole de la nation, qui fait l’objet d’une garde permanente (ne pas manquer la relève de la garde, toutes les heures). Conseil : seulement deux visites par jour en langue française, à 11.00 et 13.30, pensez à réserver vos billets le matin.

Les thermes, une institution !

Pas moins de 150 sources d’eau plus ou moins chaudes – jusque 76 degrés… – alimentent les différents complexes de bains de la ville. Dans de véritables petits palais Art nouveau, jeunes et moins jeunes s’immergent, à l’intérieur et à l’extérieur, dans des bassins aux vertus diverses et variées : riches en calcium, acide carbonique et magnésium, les bains constituent de profonds remèdes contre l’arthrite, les douleurs articulaires ou les problèmes nerveux.

Nimbés de volutes de vapeur, les joueurs d’échecs des bains Széchenyi réfléchissent à la meilleure stratégie à adopter, avant de pousser leurs pions sur le plateau flottant, puis d’aller patauger dans l’un des douze bains intérieurs ou des trois piscines extérieures, des saunas, des hammams, des rivières à bulles, etc. (entrée à 3800 forints ; ouverts de 6.00 à 22.00 tous les jours).

D’autres bains sont à votre disposition : les bains Gellért de la Belle époque et ses éblouissantes mosaïques Art nouveau ; Kiraly et sa coupole hors du temps qui laisse filtrer la lumière sur l’eau ; Rudas et son bassin du XVème siècle, ou encore Lukacs pour les clubbeurs en maillot de bain sur des airs électro ou dance ; Dagaly, pour ceux qui préfèrent profiter de plages thermales, complexes de piscines et de pelouses en plein air… une expérience à ne pas manquer !

Les bains Széchenyi

Joueurs d'échecs des bains Széchenyi

La perle du Danube

Budapest n’a pas été épargné au fil des siècles, au gré des invasions turque, autrichienne, allemande, soviétique… Le ghetto de Pest, où furent entassées pendant trois mois à l’hiver 1944, 70 000 personnes dans quelque 300 m², avant d’être abattues pour un tiers d’entre eux par le parti fasciste des Croix-Fléchées puis jetées dans le Danube. Avec pour seuls témoins, ces chaussures encrées dans le bitume, marques de ces exécutions sommaires. Ou encore la maison de la terreur qui a hébergé les fascistes hongrois pendant la seconde guerre mondiale ou encore la police secrète communiste jusqu’à la répression sanglante de 1956, ses 20 000 morts et 15 000 déportés…

Sur les bords du Danube

Ces multiples périodes d’occupation ont contribué à en faire la perle du Danube, une ville aux diverses influences architecturales : des ruines romaines aux rues médiévales de la colline du Château, aux églises baroques, mais surtout aux édifices construits à l’ère de la Sécession hongroise. Figure emblématique du style, le musée des arts décoratifs dont l’intérieur s’inspire de l’Alhambra à Grenade.

Dans Pest, se trouve la deuxième plus grande synagogue du monde (après celle de New York), dans des harmonies bleu et or, pouvant accueillir plus de 3000 fidèles.
N’oubliez pas d’emprunter le pont des chaînes, le premier à avoir permis la traversée de part et d’autre du fleuve en 1849.

Pour avoir un bel aperçu de la ville, n’hésitez pas à faire une croisière sur le Danube, en bateau ou bien plus original, en bateau amphibie (avec la compagnie Riverside).

De l’autre côté, Buda, un village musée. Avec ses maisons colorées aux toits vernissés et ses lieux hors du temps : l’église Mathias qui a vu le couronnement de François-Joseph et de Sissi en tant que souverains de Hongrie ; le palais royal abritant la galerie nationale hongroise et ses toiles de maîtres ; le bastion des pêcheurs, sorte de Montmartre local, qui offre un point de vue remarquable sur l’autre côté de la rive…

Un conseil : aller savourer un café tout en haut du bastion des pêcheurs (ci-contre), ou même mieux, déguster un plat au café lounge juste en bas des marches dans un cadre alliant le calme et l’incroyable vue du site.

Le voyage dans l’assiette

Qui dit voyage, dit gastronomie. Le périple cette fois-ci s’accompagne de spécialités à base de viandes accommodées à toutes les sauces, le plus souvent avec une bonne dose de gras et de féculents. Nous goûtons au goulash au porc, au goulash au bœuf, au goulash à je ne-sais-pas trop quoi, en somme il y a du goulash partout, et c’est très bon !

Pour retrouver un florilège de mes bonnes adresses de restaurants, salons de thé, cafés, et petits bars sympa, c’est par ici !

Café Gerbeaud

Le centre de la photographie contemporaine, une véritable pépite

Un dernier conseil : Pour les passionnés de clichés prenants, ne pas manquer le centre Robert Capa (rue Nagymezo). On ne présente plus ce photographe de guerre et photojournaliste hongrois, de son vrai nom Ernst Friedmann, cofondateur de l’agence Magnum. Exposition sublime de planches contacts retraçant l’œuvre d’une multitude d’artistes ayant illustré le débarquement en Normandie, la première interview de Che Guevara, la guerre du Vietnam, l’épopée du cercueil de Robert Kennedy entre Dallas et Washington…

Et vous, avez vous d’autres petites adresses à Budapest ;-) ?

 

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